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23 organisations demandent au gouvernement de retirer le projet

Le projet de plafonnement des prix alimentaires a relancé le débat en Écosse, après l’opposition d’organisations représentant la distribution et l’industrie alimentaire. Dans une lettre commune adressée à John Swinney, dont le programme gouvernemental doit être présenté mardi, elles soutiennent qu’imposer un plafond légal à certains produits alimentaires et boissons ne ferait pas baisser la pression sur les prix et pourrait créer de nouveaux problèmes sur le marché.

Parmi les 23 organisations signataires figurent notamment le Scottish Retail Consortium, Food and Drink Federation Scotland, Scottish Bakers et Dairy UK. Elles représentent des entreprises actives dans la distribution, la production de produits alimentaires et de boissons, l’industrie manufacturière et la logistique.

Quels produits sont concernés ?

Dans son manifeste électoral, le SNP (Parti national écossais) avait promis d’obliger les grandes chaînes de supermarchés à limiter les prix de produits de première nécessité comme le lait, les œufs, le fromage et le riz. Le gouvernement présente cette approche comme un moyen de rendre les achats essentiels plus abordables pour les ménages, dans un contexte de hausse du coût de la vie.

Les entreprises alertent sur la pression des coûts et les risques d’approvisionnement

Selon les représentants du monde des affaires, les prix alimentaires élevés s’expliquent par des facteurs de coûts plus profonds qu’un simple plafonnement des tarifs. Dans leur lettre commune, ils citent comme principales causes de la hausse des prix :

  • la hausse des coûts de production
  • les dépenses de réfrigération et de stockage
  • les coûts de distribution et de logistique

Les représentants du secteur estiment qu’un plafond légal ne supprimerait pas ces pressions, mais ne ferait que déplacer les coûts ailleurs dans le système. Selon eux, la mesure pourrait aussi entraîner des pénuries en rayon, favoriser les produits importés moins chers et accentuer les tensions entre distributeurs et consommateurs.

Un risque pour la concurrence des petits commerces

Les organisations considèrent également que la proposition pourrait pénaliser les petits magasins qui ne seraient pas soumis au même cadre. Un plafonnement appliqué aux grandes enseignes risquerait, selon elles, d’affaiblir la compétitivité prix des commerces plus modestes et, au final, d’augmenter le coût global du panier.

Cadre juridique et prochaine étape du gouvernement

La mise en œuvre du projet pourrait nécessiter une modification de la loi britannique de 2020 sur le marché intérieur, qui vise à empêcher les obstacles commerciaux au sein du Royaume-Uni après le Brexit. Cela montre que l’initiative se heurte non seulement à des questions économiques, mais aussi à un terrain juridique sensible.

Le gouvernement écossais a déclaré que la lutte contre le coût de la vie reste l’une de ses principales priorités. Son porte-parole a indiqué se féliciter des échanges avec les distributeurs, les producteurs alimentaires et les agriculteurs, et qu’une consultation serait lancée prochainement afin de recueillir un plus large éventail d’avis sur les propositions.

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