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Sur quoi se concentrera la task force de 120 jours ?

Jay Clayton, présenté comme le « AI czar », devrait diriger la nouvelle structure de la Maison Blanche mise en place par l’administration Trump pour l’intelligence artificielle. Selon le Wall Street Journal, l’équipe devra, en 120 jours, examiner les risques et les opportunités liés à l’IA afin de formuler des recommandations sur les responsabilités du gouvernement fédéral dans ce domaine.

Le journal précise que le groupe de travail s’appellerait « Super Intelligence Force » et que Trump préférerait l’expression « SI » à « AI » dans ce dossier. La Maison Blanche n’avait pas répondu, au moment de la publication, à une demande de commentaire de CNBC.

  • Évaluer l’impact de l’intelligence artificielle sur l’économie, la sécurité et l’administration publique
  • Préparer un cadre de recommandations sur l’approche de Washington en matière de technologie

Pourquoi le parcours de Jay Clayton retient-il l’attention ?

Jay Clayton a auparavant présidé la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme boursier américain) et exercé comme procureur dans le district sud de New York. Le Sénat a confirmé Clayton en juillet au poste de directeur du renseignement national, une fonction qui couvre 18 agences de renseignement aux États-Unis.

Qui occupait auparavant le poste sur l’IA et les cryptomonnaies ?

Sous Trump, l’investisseur en capital-risque David Sacks avait occupé la fonction de responsable de l’IA et des cryptomonnaies. Il avait annoncé en mars la fin de son mandat de collaborateur gouvernemental spécial, tout en conservant la coprésidence du Conseil des conseillers scientifiques et technologiques du président.

Que signifie ce débat sur la régulation pour les marchés technologiques ?

L’annonce de cette nomination intervient quelques jours après la rencontre à la Maison Blanche entre plusieurs figures majeures du secteur de l’intelligence artificielle, Donald Trump et le président de la Chambre des représentants Mike Johnson. À l’issue de cette réunion, les développeurs ont accepté un accord prévoyant des normes de sécurité volontaires, que Trump a décrit comme moralement contraignantes.

Par ailleurs, Trump a jusqu’ici adopté une ligne réservée à l’égard d’une régulation fédérale approfondie de l’IA. En septembre, il avait annoncé sur Truth Social la création d’une nouvelle « AI Force », avec pour objectif de libérer le secteur. En face, des dirigeants comme Dario Amodei, patron d’Anthropic, et Sam Altman, patron d’OpenAI, appellent à des mécanismes de protection au niveau fédéral pour les modèles d’IA avancés. Dans ce contexte, le rapport que doit préparer Clayton sera suivi de près par les milieux financiers, car il pourrait montrer comment sera trouvé l’équilibre entre l’approche réglementaire des États-Unis et le soutien à l’investissement technologique.

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