Que visait la frappe sur l’île de Larak ?
La frappe américaine sur l’île de Larak marque la première opération militaire directe contre l’Iran depuis fin juillet. Un responsable américain cité par Al Jazeera a indiqué que l’attaque avait visé des rampes décrites comme prêtes à lancer des roquettes transportant des mines vers le détroit d’Ormuz. Côté iranien, il a été affirmé que des soldats avaient été tués et blessés.
L’agence de presse Fars a rapporté avoir entendu des explosions à proximité de l’île. Plus tard, le Corps des gardiens de la révolution islamique, l’armée idéologique d’élite de l’Iran, a confirmé l’attaque, en l’attribuant à “l’ennemi américano-sioniste”, et a fait état de pertes.
Réaction de Téhéran et tension persistante dans le détroit d’Ormuz
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a affirmé que l’attaque de dimanche ne resterait pas sans réponse. Son porte-parole, Sardar Mohebi, a également soutenu que Washington avait commis une erreur stratégique, ajoutant que l’opération aurait des conséquences à la fois économiques et militaires.
L’attaque est intervenue dans un contexte de tension persistante autour du détroit d’Ormuz. Ces dernières semaines, Washington a affirmé que des millions de barils de pétrole avaient transité par ce détroit sous protection militaire et qu’un contrôle avait été assuré sur cette route maritime stratégique, tandis que l’Iran maintient sa position selon laquelle le détroit est fermé.
- Des attaques contre des navires autour du détroit seraient signalées presque quotidiennement.
- Par le passé, l’Iran a répondu à des frappes américaines similaires en visant par missiles et drones des bases abritant des soldats américains dans des pays voisins.
La stratégie de pression de Washington et ses effets sur les marchés de l’énergie
L’administration de Donald Trump a lancé la semaine dernière une nouvelle phase de pression contre l’Iran en menaçant de sanctions secondaires les pays et les entreprises qui travaillent avec Téhéran, afin d’isoler davantage financièrement la République islamique. De son côté, Pete Hegseth, chef du Pentagone, a déclaré que les États-Unis étaient également prêts à recourir à la force militaire si nécessaire.
Pourquoi les prix du pétrole et de l’essence sont-ils importants ?
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté samedi, dans un संदेश publié sur son compte X, les informations selon lesquelles les États-Unis feraient sortir de grandes quantités de pétrole par le détroit d’Ormuz. Il a affirmé que les marchés de l’énergie étaient la cible de tentatives d’influence.
Malgré les affirmations selon lesquelles le contrôle du détroit se serait relâché ou aurait pris fin, les prix du pétrole restent élevés en raison des incertitudes sur l’offre. Aux États-Unis, le prix moyen d’un gallon d’essence demeure au-dessus de 4 dollars, contre moins de 3 dollars à la fin février, au moment où les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre.
Alors que la hausse des coûts de l’énergie continue d’alimenter les pressions inflationnistes aux États-Unis, elle pourrait aussi compliquer les calculs des Républicains pour conserver leur majorité au Congrès à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.
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