La tension remonte après la frappe sur l’île de Larak
Selon un responsable américain, les forces des États-Unis ont frappé deux lanceurs iraniens installés sur l’île de Larak, au large des côtes iraniennes. Cette opération constitue la première frappe américaine connue depuis la fin du mois de juillet. D’après un communiqué du Commandement central américain (CENTCOM), l’attaque a été justifiée par des informations selon lesquelles des éléments des Gardiens de la révolution iraniens se préparaient à acheminer des mines navales vers le détroit d’Ormuz.
Les Gardiens de la révolution ont indiqué que l’attaque menée dimanche avait fait des morts et des blessés. L’agence de presse Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a fait état dans un premier bilan de 2 morts et de 2 blessés. Les autorités iraniennes ont déclaré que cette attaque ne resterait pas sans réponse.
Que disent Washington et Téhéran ?
Le président américain Donald Trump avait déclaré la semaine dernière que toutes les mines placées par l’Iran dans le détroit d’Ormuz avaient été neutralisées ou retirées. Il avait également averti que tout navire ou bateau tentant d’en déposer de nouvelles serait détruit. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Garibabadi, avait qualifié cette affirmation de propagande.
Washington a lancé le 24 août une nouvelle campagne de sanctions contre Téhéran. Les États-Unis disent vouloir isoler davantage l’Iran et élargir les sanctions secondaires visant ses alliés. Des responsables iraniens et les médias d’État ont, pour leur part, présenté cette mesure comme la prolongation d’une politique de pression déjà en cours après l’échec militaire du dernier conflit.
- La partie américaine a indiqué au début du mois que toutes les mines présentes sur la principale route commerciale du détroit avaient été retirées.
- La partie iranienne affirme, elle, que l’attaque aura des conséquences à la fois économiques et militaires.
Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il considéré comme une voie critique ?
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’un des passages les plus sensibles du transport maritime mondial. L’île de Larak se situe juste au large de Bandar Abbas, l’un des principaux ports iraniens, et occupe une position stratégique sur le détroit. Selon les informations rapportées, l’Iran fait passer les pétroliers près de cette île pour les contrôler, et un montant de 2 millions de dollars aurait été réclamé aux navires pour le passage.
Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février de vastes attaques contre l’Iran, qui a répliqué en visant Israël, des bases américaines et des pays alliés dans le Golfe. Durant cette période, le détroit d’Ormuz avait de facto été fermé à la circulation maritime. Avant la guerre, environ 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié transitaient par cette voie maritime.
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