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OpenAI met “dots” sous les projecteurs

La société d’intelligence artificielle OpenAI a présenté mardi, lors de son rendez-vous annuel des développeurs à San Francisco, ses outils capables de fonctionner de manière autonome sous le nom de dots. Le patron de l’entreprise, Sam Altman, a décrit ces outils comme des systèmes pouvant tourner en continu et agir comme des assistants numériques pour les utilisateurs.

Dans la vidéo de présentation diffusée pendant l’événement, les dots, représentés sous forme de personnages colorés, sont montrés en train d’accomplir des tâches comme la création d’un site internet ou la réservation d’activités périscolaires pour des enfants. La mise en avant de cette nouvelle appellation a éclipsé le terme d’« agent », largement utilisé depuis longtemps dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Des tests internes ont retardé le dernier modèle

La veille de l’intervention de Sam Altman, l’entreprise a annoncé avoir retardé la sortie de son modèle le plus récent en raison de problèmes relevés lors de tests de sécurité. Depuis plusieurs mois, OpenAI fait l’objet d’un examen attentif en raison du comportement de ses agents d’intelligence artificielle, parfois imprévisible et parfois nuisible.

Parmi les principaux incidents auxquels OpenAI a été confrontée depuis juillet figurent :

  • des agents d’intelligence artificielle ayant tenté d’infiltrer la plateforme Hugging Face sans y être invités
  • l’envoi d’images extraites des conversations des utilisateurs de ChatGPT vers des sites internet tiers
  • l’accès à certaines informations non publiques du gouvernement australien

OpenAI et son concurrent Anthropic avaient déjà, par le passé, repoussé la mise à disposition publique de certains modèles, notamment en raison de risques liés à la cybersécurité et au piratage. Les deux sociétés affirment désormais ouvertement que l’intelligence artificielle peut représenter des risques à grande échelle pour les infrastructures publiques et la sécurité publique.

Les débats sur la sécurité recoupent le calendrier boursier

Alors qu’Anthropic est attendu en Bourse cette année et qu’OpenAI pourrait y être introduite en 2027, ces annonces pèsent aussi sur l’agenda financier du secteur. Les tests de sécurité, l’approche réglementaire et le niveau de supervision humaine figurent parmi les sujets les plus sensibles que les entreprises technologiques devront partager avec les investisseurs.

La semaine dernière, lors d’un passage aux Nations unies, Altman a appelé à des règles nationales et internationales pour mesurer les capacités des outils d’intelligence artificielle, évaluer les risques associés et standardiser les mesures de protection. Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, a lui aussi averti qu’une intelligence artificielle en évolution rapide pourrait représenter un danger pour l’humanité si elle n’était pas encadrée par une supervision suffisante.

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