Un pas vers un compromis dans la crise des expulsions à Madrid
La protestation en Espagne est entrée dans une nouvelle phase pour Maria del Carmen Abascal, 87 ans, expulsée de son logement la semaine dernière. Selon l’avocat d’Abascal, connue dans tout le pays sous le nom de Maricarmen, la société immobilière basée à Madrid a présenté une offre qui lui permettrait de retourner dans son appartement.
D’après la proposition rendue publique mardi, le paiement mensuel d’Abascal serait plafonné à environ 570 dollars pendant les huit prochaines années. Ce montant représenterait environ 30 % de sa pension. Cette évolution intervient alors que l’indignation publique n’a cessé de grandir depuis l’expulsion de la semaine dernière.
La flambée des loyers suscite une colère nationale
Le dossier d’Abascal est devenu l’un des symboles du débat sur la crise du logement, qui s’aggrave en Espagne. En cause, une hausse du loyer de plus de 200 % après l’achat de l’immeuble par un fonds d’investissement international, portant le montant à environ 1 880 dollars. Cette augmentation aurait eu pour objectif d’évincer une locataire de longue date afin de transformer les logements en appartements touristiques plus rentables.
Les manifestations s’étendent de la Puerta del Sol à d’autres villes
Le Syndicat des locataires de Madrid a organisé des manifestations et des veillées sous tente sur la place Puerta del Sol, dans la capitale. Les rassemblements, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes, se sont ensuite propagés à des dizaines de villes. Après l’annonce de l’offre, perçue comme un recul du propriétaire, le syndicat a salué une avancée majeure.
- Des manifestations de masse ont eu lieu à la Puerta del Sol.
- Le mouvement s’est फैलé au-delà de Madrid pour gagner de nombreuses villes.
Le gouvernement présentera vendredi son plan logement au Parlement
Le gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sanchez a annoncé qu’il soumettra une série de mesures au vote du Parlement vendredi, en réponse à la contestation croissante. La mesure la plus susceptible d’être adoptée prolongerait jusqu’en 2030 les protections arrivant à échéance pour les locataires. L’objectif est d’empêcher, pendant cette période, l’expulsion de locataires vulnérables comme Abascal.
Le paquet ne répond toutefois pas pleinement aux revendications des manifestants. Les réformes pourraient se heurter à l’opposition des partis conservateurs, jugés plus proches des intérêts des propriétaires.
Les chiffres de la banque centrale montrent un déficit croissant
Selon la Banque d’Espagne, l’offre de logements dans le pays est inférieure d’environ 755 000 logements à la demande. Ce déficit pourrait atteindre 1 million de logements d’ici 2028, avertit l’institution. L’affaire Abascal apparaît ainsi comme l’un des exemples les plus visibles de ce problème structurel plus large.
"""
Commentaires (0)
Aucun commentaire. Soyez le premier.
Écrire un commentaire
Yorum yazmak için giriş yapın. Üyelik ücretsiz; yorumunuz editör onayından sonra yayımlanır.