La Maison Blanche au centre des spéculations sur le poste de « tsar de l’IA »
Les informations faisant état de la probable nomination de Jay Clayton au poste de « tsar de l’IA » ont ravivé les attentes autour de la politique américaine en matière d’intelligence artificielle. CNN et d’autres médias ont indiqué vendredi, en citant des sources anonymes, que Clayton tenait la corde pour ce poste. La Maison Blanche n’a, à ce stade, publié aucune annonce officielle.
CBS News a été l’un des premiers médias à rapporter que Clayton était le candidat le plus solide pour cette fonction. Un responsable de la Maison Blanche a toutefois précisé qu’une éventuelle annonce viendrait directement du président Donald Trump, qualifiant les informations en circulation de spéculatives.
Un plan de Trump qui mise sur la rapidité et la souplesse
Donald Trump avait déjà expliqué, dans un message publié sur Truth Social, qu’il souhaitait encadrer le secteur en pleine expansion de l’intelligence artificielle sans ajouter de nouvelles réglementations susceptibles de freiner l’innovation. Selon un précédent article de Cointelegraph, Trump envisageait de créer une « AI Force », sur le modèle de la Space Force, et d’en confier la direction à un tsar de l’IA.
Cette approche intervient dans un contexte où les mises en garde du public sur les risques liés à l’intelligence artificielle se multiplient. Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, a proposé un plan en trois étapes affirmant qu’une progression incontrôlée pourrait dépasser la capacité des humains à comprendre et superviser ces systèmes. L’entreprise a ensuite annoncé avoir choisi Accenture comme évaluateur intégré dans le cadre de la première étape de ce plan.
Le dernier contact de la Maison Blanche avec les entreprises
Mardi, Trump a reçu à la Maison Blanche des dirigeants d’entreprises d’IA et de technologie, qui ont signé un engagement visant à ce que les sociétés s’autorégulent pour ce qui concerne leurs modèles et leurs processus de développement. Si Sam Altman, patron d’OpenAI, et Elon Musk, patron de SpaceX, ont accueilli favorablement l’appel d’Amodei à ralentir le rythme, Jensen Huang, patron de Nvidia, a estimé qu’aucune réglementation supplémentaire n’était nécessaire.
Le parcours de Clayton et ses liens avec la crypto
Selon des sources, Clayton devrait conserver son poste actuel de directeur du renseignement national s’il est nommé à cette nouvelle fonction. Le Sénat américain a confirmé sa nomination à la tête de la communauté du renseignement en juillet.
- Sous le premier mandat de Trump, il a présidé la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain.
- Il a également occupé le poste de procureur fédéral par intérim pour le district sud de New York.
Lors de son audition de confirmation au Sénat, Clayton a décrit l’intelligence artificielle à la fois comme une opportunité et comme une menace.
« Un véritable game changer. »
Le rôle spécial de David Sacks, chargé sous l’administration Trump de coordonner les dossiers de technologie à la Maison Blanche en tant que tsar du bitcoin et de l’IA, a pris fin en mars après 130 jours. La réglementation américaine limite à 130 jours sur une période de 12 mois le temps de service des collaborateurs gouvernementaux spéciaux, un détail qui illustre aussi la recherche d’une architecture institutionnelle durable à Washington pour les politiques de l’IA et des cryptomonnaies.
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