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Des actions dans tout le pays perturbent les cours

Les protestations dans l’éducation en France ont conduit, vendredi, à des confrontations entre élèves et forces de l’ordre dans plusieurs points du pays. Selon les autorités, plus de 700 écoles ont été touchées par le mouvement ; dans certains endroits, les cours ont été perturbés, tandis que les entrées et les abords de certains bâtiments ont été pris pour cible.

Les manifestations, lancées la semaine dernière à Paris, se sont ensuite étendues à d’autres villes, dont Montpellier, Nantes et Marseille. Les élèves sont descendus dans la rue pour dénoncer le manque d’enseignants, les classes surchargées, les longues heures de cours, les salles de classe en surchauffe et des bâtiments mal entretenus. Les projets de coupes budgétaires susceptibles d’affecter l’éducation ont également nourri la colère.

Dans quelles villes les tensions ont-elles éclaté vendredi ?

À Pantin, en banlieue parisienne, la police est intervenue après des jets de projectiles contre les forces de l’ordre, et des interpellations ont eu lieu. À Strasbourg, du gaz lacrymogène a été utilisé, les autorités estimant que la situation risquait de se durcir. À Rennes et à Paris, des poubelles ont été incendiées.

Le ministère de l’Éducation a indiqué qu’au moins 65 personnels avaient été blessés lors des incidents. Selon le ministère, les attaques contre les portes, les entrées et les grilles des établissements ont causé des dégâts importants.

Une attaque à Belfort relance l’enquête

À Belfort, dans le nord-est du pays, un jeune de 17 ans a été placé en garde à vue, soupçonné de tentative de meurtre, après qu’un policier a été pris pour cible. Deux images authentifiées par BBC Verify montrent la personne, ensuite présentée comme un policier par un ministre, renversée près d’une école et frappée à plusieurs reprises à la tête.

  • Des photos publiées par la police montrent parmi les objets saisis sur des manifestants des cocktails Molotov, une hache et des engins explosifs de type pétards.
  • À Nantes, un incendie au lycée Nelson-Mandela a endommagé la partie vitrée de l’entrée ainsi que plusieurs espaces à l’intérieur, pour un préjudice supérieur à 2 millions d’euros, selon les informations communiquées.

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a déclaré qu’environ 2 000 personnes, dont la plupart étaient des mineurs, avaient été interpellées depuis le début du mouvement. Il a demandé aux procureurs de faire en sorte que les parents soient également tenus responsables des dégâts causés par leurs enfants et qu’ils prennent en charge les frais de réparation.

Gouvernement et syndicats envoient des messages différents

Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a soutenu que le mouvement était piloté par des groupes extérieurs au monde scolaire. Il a affirmé que des enseignants lui avaient indiqué que les personnes en première ligne lors des manifestations n’étaient pas leurs élèves.

De leur côté, des parents s’inquiètent de voir leurs enfants rester dans un climat de violence. Dans le sud de Paris, dans l’établissement Claude Monet, un parent venu chercher son fils a confié à l’AFP craindre une escalade.

Âgée de 16 ans, Lola a déclaré à l’AFP : « La police n’a pas le droit de nous frapper ou d’utiliser du gaz contre nous. »

Par ailleurs, des syndicats comme SNEP-FSU, SNUEP-FSU et Solidaires ont appelé à soutenir les élèves. Ces événements accentuent la pression sur le gouvernement du président Emmanuel Macron, à six mois de l’élection présidentielle prévue l’an prochain.

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