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Grave blessure lors d’une manifestation scolaire à Lens

Lors d’une protestation scolaire en France, un élève de 15 ans a eu la main arrachée à Lens. Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a qualifié lundi matin l’incident de « très grave », tout en précisant que le pronostic vital de l’élève n’était pas engagé et qu’il avait été rapidement transporté vers un hôpital proche.

Les faits se sont produits à proximité du lycée Auguste Béhal à Lens. Selon le préfet, un groupe d’élèves plus nombreux que les jours précédents s’est rassemblé devant l’établissement, puis des policiers présents sur place ont été visés par des pierres, des feux d’artifice et des engins explosifs de type mortier. Des unités de CRS, la police antiémeute française, ont alors été envoyées sur place pour rétablir l’ordre public.

Les circonstances de la blessure restent floues

La presse française a relayé plusieurs versions sur la manière dont l’élève a été blessé. Une source syndicale policière citée par AFP a affirmé qu’une explosion s’était produite au moment où l’adolescent ramassait au sol une grenade sting-ball lancée par les forces de l’ordre. À l’inverse, une jeune fille présente à ses côtés, interrogée par le journal régional La Voix du Nord, a assuré qu’il n’avait pas pris l’engin explosif en main.

Le maire de Lens, Sylvain Robert, a indiqué que les circonstances de l’incident n’étaient pas encore établies. Le parquet a, de son côté, annoncé que l’enquête serait menée par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), l’organe chargé de contrôler la police française.

Le lycée passe à l’enseignement à distance

À la suite de l’incident, la direction de l’établissement a annoncé la suspension des cours en présentiel pour des raisons de sécurité, les enseignements devant se poursuivre à distance. Il a également été indiqué qu’une cellule d’écoute et de soutien avait été mise en place au sein du lycée pour les élèves et le personnel.

En raison des mobilisations à l’échelle nationale en France, quelque 500 établissements ont été partiellement ou totalement fermés lundi. Les autorités éducatives ont précisé que 589 établissements avaient été touchés par les protestations ce jour-là, contre 735 vendredi dernier.

Les principales revendications des élèves

  • Compenser le manque d’enseignants et de personnels
  • Réduire les classes surchargées
  • Rénover les bâtiments scolaires vétustes

La contestation s’étend dans tout le pays

Lancée fin septembre à Paris, la mobilisation étudiante s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays. D’abord initiées par des lycéens, les manifestations ont ensuite été rejointes par des étudiants du supérieur avec des revendications similaires.

Selon le ministère de l’Éducation, au moins 190 élèves ont été blessés depuis le début des manifestations. La semaine dernière, à Saint-Ouen-l’Aumône, un garçon de 14 ans avait été touché à la tête par une grenade lacrymogène et avait subi une opération lourde ; une enquête a également été ouverte dans cette affaire.

D’après AFP, plus de 5 000 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement, dont environ 85 % de mineurs. Alors que de nouveaux appels à manifester ont été lancés pour mardi, le gouvernement français a annoncé la création d’une vaste plateforme de consultation pour permettre aux élèves de faire remonter leurs difficultés.

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