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Bardella dément les révélations de Mediapart

Jordan Bardella a rejeté les accusations d’antisémitisme à la suite d’un article publié par le site d’enquête français Mediapart, qui s’appuie sur des messages privés datant d’il y a une dizaine d’années. Le président de 31 ans du Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite en France, a affirmé sur les réseaux sociaux que ces accusations ne reflétaient pas la réalité.

Dans sa publication, Bardella a qualifié ces allégations de « pures falsifications ».

L’article affirme avoir examiné des dizaines de messages privés échangés entre 2013 et 2015, et y avoir relevé un schéma de propos antisémites. Mediapart indique avoir vérifié ces messages de manière indépendante et s’être également appuyé sur les témoignages de certains anciens membres du parti.

Les accusations dans l’article et la procédure judiciaire

Que met en avant Mediapart ?

  • Les échanges seraient datés de la période 2013-2015, à une époque où Bardella n’aurait pas encore été majeur, selon l’article.
  • Les messages contiendraient des propos haineux visant les Juifs et, dans l’un d’eux, une généralisation antisémite à propos des banques, toujours selon le média.

Bardella a soutenu qu’il s’agissait d’une tentative de dénigrement visant à affaiblir la campagne présidentielle du RN. Il a indiqué avoir donné instruction à son avocat d’engager toutes les démarches juridiques nécessaires.

Il a également assuré n’avoir jamais eu de doute sur son engagement contre l’antisémitisme depuis son entrée en politique. Dans sa défense, il a rappelé avoir été reçu par le gouvernement israélien en 2025.

Image du RN et calendrier électoral

La polémique intervient juste après que le RN a remporté un nombre record de 14 sièges au Sénat. Ce résultat survient alors que le parti apparaît en position de force à l’approche de l’élection présidentielle prévue au début de l’an prochain.

Proche allié de Marine Le Pen, Bardella était encore présenté jusqu’en juillet comme le candidat présidentiel de facto du parti. Mais ce rôle est redevenu incertain après qu’une cour d’appel a ouvert la voie à la candidature de Le Pen.

Fondé sous le nom de Front national et rebaptisé Rassemblement national en 2018, le parti tente depuis des années de s’éloigner de son passé raciste et antisémite. Lors des législatives de 2024, certaines déclarations antisémites, islamophobes et racistes de candidats ont fragilisé son objectif de majorité, et Bardella avait alors promis d’écarter systématiquement ce type de profils.

Marine Le Pen a elle aussi qualifié l’article de faux et de manipulation, estimant que Bardella devrait bientôt déposer une plainte en diffamation. Ces dernières années, elle a également insisté sur la volonté du parti d’adoucir son image et de renforcer ses liens avec Israël.

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