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Abiy Ahmed met de nouveau l’accent sur l’objectif d’un port

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a indiqué que son gouvernement travaillerait à offrir à son pays un accès à la mer Rouge lors de ce nouveau mandat de cinq ans, qu’il a entamé en prêtant serment au Parlement. Évoquant la nécessité pour l’Éthiopie, pays enclavé, de disposer d’une porte maritime, Abiy a relié cet objectif aux intérêts historiques et stratégiques du pays.

Cette déclaration intervient alors que les tensions se ravivent dans la région septentrionale du Tigré. Selon les informations rapportées, l’armée éthiopienne tente de repousser des forces d’opposition dites soutenues par l’Érythrée. L’indépendance de l’Érythrée, obtenue en 1993, avait privé le gouvernement d’Addis-Abeba d’un accès direct à la mer.

Les affrontements au Tigré font monter le risque de tensions régionales

Le nouveau mandat d’Abiy s’ouvre sur des relations dégradées avec les pays voisins et sur une nouvelle hausse du risque de guerre civile. Les autorités d’Addis-Abeba affirment que des soutiens extérieurs sont apportés aux forces d’opposition dans le nord.

De nouveaux coups de feu entendus après l’accord de paix

Les affrontements de faible intensité entre l’armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont repris en août, selon les informations disponibles. Cette évolution est considérée comme une violation de l’accord de paix conclu après deux ans d’une guerre dévastatrice et couvrant une période de trois ans.

  • L’Éthiopie a accusé l’Érythrée, l’Égypte et le Soudan de soutenir des éléments d’opposition dans le nord.
  • Le TPLF figure dans une alliance réunissant sept mouvements armés, laquelle a déclaré vouloir renverser le gouvernement d’Abiy.

Des messages contrastés de la part des pays voisins

Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a déclaré à Al Jazeera que la Somalie n’était pas opposée, sur le principe, à un accès de l’Éthiopie à la mer Rouge via le territoire somalien, mais que la question devait être traitée dans le cadre de négociations officielles.

En revanche, l’Égypte, l’Érythrée, le Soudan et la Somalie — quatre des cinq pays riverains de la mer Rouge — se sont réunis dimanche dans la ville égyptienne de New Alamein. Au cours de cette rencontre, ils ont défendu l’idée que le contrôle du littoral revient aux États côtiers.

Le lendemain de cette réunion, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a lui aussi estimé que les discussions sur la mer Rouge devaient tenir compte des intérêts légitimes du pays et de ses liens durables avec ce bassin maritime. Addis-Abeba entre ainsi dans une nouvelle phase sous pression, à la fois sur le front des conflits internes et sur celui de la diplomatie régionale.

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